Définition du dopage

 

Qu'appelle-t-on le dopage ?

 

 

 

 

Les Français, gros consommateurs de médicaments : les Français sont de gros consommateurs d'anxiolytiques* et d'antidépresseurs*. Un cadre sur cinq serait "dopé" aujourd'hui. Le premier pas est franchi dès l'adolescence, parfois même l'enfance, en période d'examens ou de compétitions, où l'on abuse de traitements revigorants.

 

Dopage soft contre dopage hard : recourir aux médicaments en période de stress correspond à un dopage soft. Beaucoup marginal, le dopage hard touche surtout des métiers très exposés au stress, la consommation est régulière et les produits sont plus dangereux (généralement des stupéfiants*).

 

 

 

Que l'on perçoive le terme positivement ou négativement, le caractère temporaire et artificiel est au coeur de la définition du dopage. Cette action n'est pas innocente :  on recours délibérément à une technique ou à une substance pour accroître son rendement.

Il est intéressant de préciser certaines notions. Dopage*, doping, dopant ou se doper ne correspondent pas aux mêmes réalitées.

 

Le dopage

Le terme  désigne l'action de doper ou de se doper, mais aussi le résultat. Cela consiste à augmenter artificiellement la puissance, la qualité, le rendement de quelqu'un ou de quelque chose. Deux connotations apparaissent : l'une négative, celle de se droguer; et l'autre positive, celle de stimuler. La différence entre les deux est très étroite. Les premiers cas de dopage concernaient les chevaux, la notion s'est ensuite appliqué aux humains.

 

Dopant

Le premier sens est celui d'une substance chimique propre à doper ou à dissiper momentanément la fatigue. Une second sens, plus technique, désigne une substance dont l'addition en faible quantité modifie ou renforce les propriétés d'un matériau, d'un corps.  Deux effets sont associés aux dopants ou aux produits dopants : lutter contre la fatigue et améliorer les performances.

 

Doping

Ce terme est un anglicisme, aujourd'hui obsolète, qui se dit de l'emploi de certains excitants (il est alors synonyme de dopage) et de ces excitants eux-mêmes (les dopants). Au sens figuré, il désigne tout moyen artificiel qui donne à quelqu'un ou à quelque chose une force provisoire, voir illusoire. Contrairement au dopage, la notion de doping est toujours péjorative. Le premier texte français de lutte contre le dopage, en 1965, s'est inspiré de la terminologie anglo-américaine pour composer le mot d'antidoping (qui n'existe pas en anglais).

 

Doper

Ce verbe est la francisation, apparue en France en 1903, de l'anglo-américain to dope ( "droguer", "stimuler"). Le mot s'est spécialisé en français dans le langage de la compétition sportive. En 1943, il reçoit un sens technique, celui de "renforcer l'action"; puis un sens figuré en 1953, "améliorer le rendement".

 

 

 

 

L'avis d'une professionnelle

La vidéo ci-contre présente l'interview de Blandine Destreix, qui a fait un doctorat en chimie analytique. Elle a répondu à nos questions afin de nous aider dans notre travail.

TPE Dopage - Chercheur Dans Le Dopage Animalier

Une définition médicale

Anabolisants*, bons pour le bétail, bons pour les hommes ? Utilisés pour accroître la masse musculaire, ils avaient été mis au point, dans les années soixante, par l'industrie pharmaceutique pour accélérer la croissance du bétail. La consommation humaine n'était alors pas prévue.

 

Les perfusions* : technique utilisée pour la réanimation, la perfusion* permet d'injecter à un organisme faible ou fragilisé du glucose ou des acides aminés.

 

La définition scientifique du dopage repose sur deux types de détournements. Le premier consiste à utiliser des médicaments non pour leur finalité première, mais pour leur effets secondaires. Le second a pour but d'employer des techniques mises au point souvent pour des cas d'urgence et non pour la récupération des sportif.

Au sens médical et pharmaceutique du terme, on parle de dopage quand on utilise des substances ou des procédés susceptibles d'avoir un effet ergogène, c'est-à-dire pouvant produire de l'énergie.

 

Première forme de dopage : l'utilisation de substances à effet dopant

Les produits utilisés dans le dopage sot multiples. Ils comprennent pratiquement tous les produits de la pharmacopée* (toniques, antalgiques*, euphorisants...), employés dans un autre but que celui propre à chacun d'eux. Il existe deux types de substances à effet dopant. Les premières sont exogènes* : extérieures à l'organisme, elles sont tout de suite identifiables. Les secondes ont un effet endogène* : elles stimulent la sécrétion par l'organisme certaines de molécules. Elles ne peuvent être mises en évidence que par dosage , c'est-à-dire que seule la concentration anormale de certaines molécules peut dévoiler le dopage. Le problème est le critère d'anormalité, qui est très délicat pour des sportifs de haut niveau dont le corps est déjà hors norme. Le diagnostic est donc très difficile à rendre.

 

Seconde forme de dopage : le recours à certaines techniques

Comme pour les substances dopantes, des techniques sont dites à effet dopant parce qu'elles étaient au départ conçues dans un but autre que celui recherché par les sportifs. Le critère pour parler de dopage est le détournement de la pratique médicale. Plusieurs types de techniques sont utilisées pour accélérer la récupération : perfuser les athlètes ou recourir aux chambres hypoxiques*, qui reproduisent artificiellement la situation en altitude afin de stimuler  la production de globules rouges et donc le transport de l'oxygène dans l'organisme.

Une certaine confusion dans le monde sportif

 

 

La liste des substances et produits dopants : en France, le ministère de la Jeunesse et des Sports, en collaboration avec le ministère de la Santé et l'Agence du médicament, publie, aussi souvent que nécessaire, la liste des substances et produits dopants.

 

Des sportifs mal informés : une enquête réalisée en France auprès de plus de 200 étudiants sportifs (dont un grand nombre de "haut niveau"), a montré que 28,5 des médicaments qu'ils utilisaient sans modération, et sans avoir clairement conscience de leurs effets dopants, figuraient sur la liste des produits interdits.

 

 

L'homogénéisation des textes du CIO, du Conseil de l'Europe et des législations nationales serait un progrès majeur vers plus de clarté et donc vers une meilleure communication. Les changements intervenant régulièrement dans les listes des produits et méthodes prohibés compliquent encore l'information.

Le manque d'homogénéité des textes a pu conduire à une mauvaise interprétation du dopage par le monde sportif.

 

Une hiérarchie des normes très relative

Au niveau international, la liste des produits et substances prohibés établie par le Comité international olympique (CIO) fait référence. Sur cette base, des amendements sont apportés à la Convention contre le dopage du Conseil de l'Europe, adoptée à Strasbourg en 1989. Les autorités nationales compétentes sont chargées de rendre cette liste révisée publique. La liste arrêtée par le CIO présentait jusqu'alors des différences avec la liste française. Elle comprenait environ soixante-dix substances interdites, données à titre d'exemple, avec la mention "substances apparentées" pour certains produits, expression inexistante dans le texte français. Tout comme les méthodes de dopage, non mentionnés par l'arrêté français, étaient clairement définies par le CIO. En revanche, certaines substances interdites en France étaient autorisées par le CIO. A l'inverse, d'autres substance, justifiées thérapeutique en France, étaient prohibées par le CIO. Ce manque d'harmonisation dans les textes a pu conduire à certaines incertitudes dans le milieu sportif.

 

Des conceptions du dopage sensiblement différents

Avec les csandales qui ont éclaté lors du Tour de France 1998, des différences d'appréciation du concept même de dopage sont apparues. Selon Juan Antonio Samaranch, le président du CIO à l'époque de ces scandales, il y a dopage quand la vie du sportif est en danger. Pour lui, le dopage médicalement assisté serait un moindre mal. Le ministre australien chargé des sports (l'Australie accueuillait les jeux Olympiques de 2000) a réagi en se référant à la définition du dopage : avoir recours à des procédés ou substances interdits par les textes. On peut noter des nuances dans l'interprétation du caractère de dopant. Les bétabloquants, qui appartiennent à la classe des substances soumises à certaines restrictions, ne sont pas considérés par L'union cycliste internationale (UCI) comme des substances dopantes. Dans ce sport, elles altèrent la performance sportive plus qu'elles ne l'améliorent. Un dopant pour une discipline ne l'est pas forcément pour une autre. La confusion dans l'appréhension des notions est obstacle à une bonne information des sportifs. Ils sont mal ou insuffisamment renseignés lors de leur suivi médical. Leurs médecins ne sont pas non plus toujours parfaitement informés des substances et procédés interdits.

La définition du dopage par la loi

 

 

 

 

 

Quand le dopage est-il constitué ? L'infraction est considérée comme faite à partir du moment où l'on a utilisé une subtance ou méthode et où une analse biologique a mis en évidence cette utilisation. La réussite ou l'échec de l'utilisation n'est pas pris en compte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La loi française définit les personnes visées par le dopage, le type d'infraction concerné, le champ d'application des contrôles et la liste des substances et méthodes interdites.

La législation française a décidé d'intervenir de façon spécifique dans le domaine du sport pour trois raisons : le dopage est contraire à l'éthique du sport; il nuit à la perception de sa pratique comme facteur d'équilibre et de bonne santé; il est dangereux pour la santé du sportif.

 

Les infractions au dopage

Le délit de dopage concerne à la fois les consommateurs et les fournisseurs ou incitateurs. Il est en effet interdit à toute personne d'utiliser des substances et procédés de nature à modifier artificiellement les capacités ou à masquer l'emploi de telles substances. La faute existe dès que l'on constate le recours à des produits ou des techniques prohibés, quelles que soient les intentions de l'utilisateur. Il est interdit d'administrer les substances et d'employer les procédés définis par la loi, ainsi que d'inciter à l'usage de telles substances ou de tels procédés ou de faciliter leur utilisation. D'autres infractions complémentaires sont prévues. Pour l'utilisateur et le fournisseur, le refus de se soumettre aux investigations prévues par la loi et destinées à établir l'existence d'un dopage constitue une infraction.

 

Le champ d'application de la loi

L'interdiction concerne les compétitions et manifestations sportives organisées directement par des fédérations sportives ou agréées par elles. La loi vise les sportifs licenciés relevant indirectement du ministère chargé des Sports par l'intermédiaire de leurs fédérations, ainsi que les sportifs non licenciés participant aux compétitions agréées par les fédérations. L'utilisation de produits dopants est interdite pendant les phases de préparation aux compétitions car des contrôles antidopages imprévus peuvent avoir lieu pendant les périodes d'entraînement. Les sportifs doivent toujours s'y soumettre sous peine d'être exclus de la compétition. Le dopage des animaux lors de concours était aussi prohibé, mais il n'appartient plus au champ d'application de la loi de 1998.

 

Les substances et procédés interdits

Une liste est établie par arrêté conjoint des deux ministères chargés des Sports et de la Santé, après consultation d'experts en matière de lutte contre le dopage. Il existe trois catégories de produits et techniques prohibés :

- les substances interdites (stimulants, narcotiques, agents anabolisants*, diurétiques*, et certaines hormones)

- les méthodes interdites ( dopage sanguin et manipulation pharmacologique, chimique ou physique)

- les substances soumises à certaines restrictions (alcool, marijuana, anesthésiques locaux, corticostéroïdes* et bétabloquants)

Aucune des substances appartenant à ces trois classes interdites ne peut être utilisée. De nombreuses substances, non répertoriées dans la liste, sont considérées comme interdites sous l'appellation "substances apparentées".

Les tests de dépistage

 

Les tests biochimiques sont faits pour repérer dans l'organisme des traces de produits dont l'usage est interdit ou incompatible avec certaines activités .Nous pouvons retrouver dans l'organisme la présence de drogue* consommée soit dans l'urine , dans le sang, l'air expiré, la salive ,la sueur, les cheveux. On peut aussi retrouver des traces de ces substances dans le cerveau, mais il n’existe aucune technique de dépistage pour cela. Il existe pour chaque produit un type d'analyse spécifique. On peut détecter la plupart des produits dopants mais certains sont plus difficiles à dépister car leur délais d'action est très bref.

La vidéo qui suit est une expérience. Elle a été permise grâce à notre professeur de physique-chimie Mme Douay et à la préparatrice du laboratoire. Elle illustre le système de contrôle antidopage. Le produit dopant utilisé est la caféine.

TPE Dopage Chromatographie sur Couche Mince

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette CCM a été utilisé pour découvrir la présence de caféine dans certaine solution. Le résultat s'est révélé être positif, nous avons donc réussi à recréer un test de dopage.

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