Y a-t-il un marché des substances dopantes ?

 

 

Exemples de réglementations disparates : l'Espagne est beaucoup plus souple que ses partenaires européens. La Suisse, la Belgique ou les Pays-Bas n'interdisent pas les mêmes produits que la France.

 

 

La nécessité d'une base de données fiable : ce serait un outil indispensable pour connaître les filières d'approvisionnement et mener une action efficace contre les fabriquants et les pourvoyeurs de produits dopants.

 

 

Un marché clandestin des substances dopantes s'est développé en partie à cause des incohérences des réglementations nationales. Il est très différent de celui des stupéfiants.

Pour se doper, il faut avoir accès aux produits dopants. Si certaines substances sont accessibles sur prescription dans les pharmacies, d'autres relèvent de filières clandestines. Existe-t-il un trafic organisé ?

 

Le manque d'harmonisation des législations nationales

Il n'existe pas, à l'heure actuelle, une législation unique qui soit appliquée uniformément dans tous les Etats d'Europe. Le seul texte européen, la Convention contre le dopage adoptée à Strasbourg en 1989, n'a pas force de loi dans tous les pays signataires.

Au niveau mondial règne la même confusion. Il existe une convention de l'Organisation des Nations unies (ONU) pour les produits stupéfiants et psychotropes, ainsi que pour les produits chimiques. Un grand nombre de substances dopantes, non stupéfiantes et non psychotropes, échappe ainsi à la répression internationale.

 

Le grand banditisme fournit les stupéfiants

Les filières des substances dopantes sont-elles les mêmes que celles des produits stupéfiants ? Il existe un dénominateur commun entre les deux filières puisque certains produits dopants sont des stupéfiants (héroïne, cocaïne...). Dans ce cas, le trafic relève des filières mafieuses, classiques, de la drogue. Il est entre les mains de gangsters qui collaborent avec  des laboratoires clandestins et des ingénieurs chimistes véreux. Le trafic est international. Toute la filière, depuis la culture de la matière jusqu'à la vente en passant par la transformation, relève du grand banditisme.

 

Substances dopantes sur ordonnances falsifiées

Mais la plupart des dopants sont des médicaments dont l'usage est détourné. Ils peuvent donc, en toute légalité, être prescrits par les médecins et vendus par les pharmacies. Les fabricants des médicaments ne sont pas responsables de la mauvaise utilisation de leurs produits. Le marché du dopage se caractérise donc par le détournement d'un marché légal.

Il existe en revanche deux cas où l'on peut parler de trafic. Le premier est dû à l'incohérence des législations nationales. Quelques produits, prohibés dans certains pays, sont en vente libre dans d'autres Etats. Ils transitent alors illégalement et tout pourvoyeur est passible de poursuites. Un marché noir, encore très limité, s'est développé. Le second cas est plus crapuleux : les pourvoyeurs utilisent des ordonnances falsifiées, souvent dérobées dans les cabinets médicaux, ou volent des médicaments dans les pharmacies ou les hôpitaux.

Il serait cependant erroné de croire que le filières des substances dopantes vont remplacer les filières des stupéfiants, pour deux raisons : le public visé par les stupéfiants est beaucoup plus large que celui, encore très restreint, des dopants; enfin, le marché des stupéfiants est bien plus lucratif que celui des substances dopantes.

L'action de la douane française

 

 

Des partenariats européens nécessaires : avec l'ouverture des frontières en Europe, il était évident que les contrôles ne devraient pas porter uniquement sur l'Hexagone. Une étroite collaboration avec nos partenaires européens était alors primordiale.

 

 

L'affaire TVM : un mécanicien de l'équipe cycliste TVM a été appréhendé en 1998 parce que l'EPO qu'il transportait dépassait la dose envisageable pour une consommation personnelle.

 

La douane française intervient uniquement sur la circulation illégale des produits interdits et mentionnés sur la liste publiée par le ministère de la Jeunesse et des Sports. Le nombre de saisies n'est pas forcément révélateur de la réalité du phénomène.

La douane mène une action contre les trafics de substances à effet dopant. Pour le douanier, la terminologie a son importance. D'une part, certains produits n'ont pas le droit de circuler sur le territoire français. D'autre part, une personne détentrice d'une quantité anormalement élevée d'une substance, même autorisée, peut être verbalisée.

 

La réglementation française

La plupart des produits à effet dopant sont des médicaments dont l'importation obéit en France aux règles fixées par le ministère de la Santé. Un voyageur peut entrer sur le territoire national avec une quantité de médicaments équivalant à un mois de consommation personnelle (posologie maximale) ou jusqu'à trois mois s'il peut présenter une ordonnance à la douane. Certains médicaments n'ont pas reçu d'autorisation de mise sur le marché en France mais peuvent circuler. L'importation d'autres produits est expressément interdite, et leur introduction sur le territoire français constitue une infraction. Le rôle de la douane se borne à constater si une marchandise est introduite en France dans le respect des règles existantes. Elle ne peut intervenir que si un texte législatif ou réglementaire prévoit des règles d'entrée plus strictes, voire l'interdiction sur le territoire national, de tel ou tel produit. La douane apporte donc son aide à l'application d'une réglementation du ministère de la Santé. Les constatations de la douane sont effectuées au cours de sa mission générale de contrôle des marchandises qui circulent sur le territoire national.

 

Les saisies de substances à effet dopant

Les infraction relevées par la douane sont en nombre limité car elles ne concernent que les cas particuliers où les quantités transportées excèdent la consommation personnelle. Il n'existe pas de marché à proprement parler, puisque la demande se borne seulement à certains sportifs et à leur encadrement. En outre, le corps médical est le plus souvent prescripteur de ces produits. Ainsi, les ordonnances réduisent-elles encore le nombre d'infractions à la réglementation douanière. En effet, dans le cas des produits les plus sophistiqués, la prescription médicale est obligatoire, l'automédication n'est cond pas envisageable.

 

Evolution des saisie depuis 1994

Les infraction relevées sont en constante augmentation : elles ont été multipliées par six en troix ans, passant de 2 000 médicaments en 10 infractions en 1994 à 100 000 en 61 infractions en 1997. Une bonne partie de ces produits saisis était destinée au milieu culturiste et aux centres de body-building. Ces proportions ne font qu'augmenter chaque année.

Un exemple à l'étranger : le Canada

 

 

La Commission pour l'esprit sportif : cette structure indépendante a pour mandat d'élaborer des programmes et des activités visant à promouvoir l'esprit sportif, principe directeur clé du sport au Canada, notamment en matière de dopage.

 

Les missions de l'OAC : il couvre toutes les facettes de la lutte antidopage : recherche, contrôles, information (création d'une base de données), contacts avec tout organisme se préoccupant du sport...

 

 

 

 

La politique canadienne contre le dopage est menée conjointement par les ministres aux niveaux fédéral, provincial et territorial, tous responsables du sport et des loisirs.

Certains pays ont des politiques et des législations différentes en matière de dopage, comme l'exemple du Canada.

Une commission d'enquête sur le recoirs aux drogues et aux pratiques pour améliorer la performance athlétique a rendu ses conclusion en 1991. Celles-ci constituent la base de la politique canadienne antidopage en matière de sport, élaborée en 1992.

 

Les principes

_ La mise en oeuvre d'une campagne antidopage efficace nécessite la collaboration des deux principaux ordres de gouvernement (fédéral et provincial ou fédéral et territorial), de l'Organisme antidopage canadien (OAC, de l'appareil éducatif et des organismes sportifs non gouvernementaux.

_ Tous les gouvernements doivent employer une terminologie uniforme dans leur propre politique antidopage.

_ Une même définition du dopage doit être adoptée, fondée sur une liste commune de catégories de drogues et méthodes interdites.

_ Les conditions établies à l'égard des athlètes, de l'encadrement et des organismes sportifs doivent être conformes à la raison et à l'équité.

_ Une procédure équitable et cohérente doit être arrêtée en matière de contrôle de dopage, et en matière d'infractions aux règlements antidopage; cette procédure doit être respectueuse des lois du Canada et des provinces/territoires ainsi que des droits de la personne.

_ Les sanction à l'égard des athlètes, de l'encadrement et des organismes sportifs doivent être justes, raisonnables et conformes aux sanctions internationales.

_ La politique antidopage doit être à la pointe du progrès scientifique : les renseignements sur la réglementation, les contrôles et les sanctions doivent être actualisés très régulièrement.

 

Rôles des pouvoirs publics

Le gouvernement fédéral, les gouvernements provinciaux ou territoriaux élaborent les politiques et stratégies nationales et internationales en matière de dopage et de lutte contre l'abus de drogues interdites : collaboration avec d'autres ministères sur les question d'approvisionnement et de distribution de produits interdits; accent mis sur l'éducation; nomination de fonctionnaires pour suivre le dossier du dopage.

 

L'Organisme antidopage canadien (OAC)

C'est une organisation indépendante et sans but lucratif, créée au début des années quatre-vingt-dix et financée par le gouvernement fédéral. Ses missions touchent tous les aspect de la lutte antidopage, de la prévention aux contrôles en passant par la recherche. Les organisations sportives nationales sont chargées d'élaborer des politiques et des réglements sur le dopage sportif au Canada. Elles mettent en oeuvre des mesures antidopages concrètes : elles sont responsables des contrôles et de la prévention auprès des sportifs. Pour recevoir des fonds du gouvernement fédéral, elles doivent accepter de relever de l'OAC. Les organisateurs de toutes manifestations sportives veillent à ce que la politique antidopage canadienne soit respectée lors des événements dont ils ont la charge.

En France : l'engagement du ministère de la Jeunesse et des Sport

 

 

 

Quand contrôler ? : pratiqués pendant les compétitions, les contrôles permettent de toucher sur un même lieu un grand nombre de sportifs. Effectués hors compétition, ils coûtent plus cher (une équipe de contrôles est mobilisée plusieurs journées) mais sont plus révélateurs.

 

 

"Tu n'es plus que l'ombre de toi-même" : en 1997, une action de prévention visait les jeunes, par le biais d'une campagne d'affichage, dans les milieux scolaires et dans les clubs. Elle avait pour slogan : "Tu n'es plus que l'ombre de toi-même".

 

 

Le ministère de la Jeunesse et des Sports a multiplié ces dernières années les actions de prévention et de lutte contre le dopage. Elles touchent toutes les catégories de sportifs.

La lutte contre le dopage fait partie des prérogatives et ministère de la Jeunesse et des Sports qui garantit des "conditions de pratique des activités physiques et sportives conformes aux principes définis par l'article premier de la loi n° 84-610 du 16 juillet 1984 relative à l'organisation et à la promotion des activités physiques et sportives".

 

Des moyens adaptés aux besoins

Depuis le début des années quatre-vingt-dix, le ministère a renforcé son action de lutte. En effet, les moyens financiers ont eu une forte et constante augmentation, alors que les contrôles étaient moins fréquents certaines années. Cependant, depuis 1994, des contrôles hors-compétition ont été mis en place : ceux-ci sont plus significatifs puisque le dopage est plus intensif lors de la préparation, par peur des contrôles positifs lors des épreuves.

 

Une action ciblée

Elle se résume en trois points : prévention, surveillance médicale et éducation. Des campagnes de prévention et de sensibilisation sont menées en coopération avec le mouvement sportif. La surveillance médicale concerne des examens médicaux menés sur plusieurs années auprès des sportifs ainsi que des contrôles ponctuels pratiqués lors et hors des compétitions. L'éducation s'inscrit dans une stratégie générale d'information et de sensibilisation. Pour lutter efficacement contre le dopage, il faut expliquer aux sportifs les dangers auxquels ils s'exposent et surtout leur proposer autre chose. Il faut ainsi agir sur les causes du dopage comme l'inflation des rencontres prévues par les calendriers et les surcharches d'entraînement.

 

Une action coordonnée

Pour agir, le ministère de la Jeunesse et des Sports peut compter sur le renfort des autres départements ministrériels et sur l'aide de ses services déconcentrés. Dans chacune des directions régionales Jeunesse et Sports, un médecin et un "administratif" sont chargés d'organiser et de participer à toute action de lutte contre le dopage. Plusieurs ministères sont concernés par la lutte contre les pourvoyeurs de dopants : la Justice pour diriger les enquêtes, l'Intérieur (la police) et la Défense (la gendarmerie) pour mener les investigations, l'Economie et les Finances (douanes) pour le contrôle des substances dopantes aux frontières, et la Santé qui doit faire respecter le code de santé publique et participe à l'élaboration de la liste des substances dopantes en liaison avec l'Agence du médicament.

L'action du CNOSF

Les établissements chargés du sport : ce sont l'Institut national du sport et de l'éducation physique, les Ecoles nationales des différents sports, l'Institut national de la Jeunesse et les Centres régionaux d'éducation physique et sportive (CREPS).

http://heraut-in.pagesperso-orange.fr/images/sport-net.jpg

La signification du pin's "N" : "Faire du sport contribue à mon épanouissement. J'ai connaissance de la liste des produits interdits. Je fais du sport et je m'engage à ne pas en prendre pour les compétitions et dans ma préparation car ce faisant, je tricherais en améliorant artificiellement mes performances. De plus, ces produits pourraient être préjudiciables à ma santé."

 

En collaboration avec le ministrère de la Jeunesse et des Sports, le CNOSF s'est lancé depuis 1997 dans une campagne  de sensibilisation sur le dopage, utilisant diverses méthodes et moyens pour toucher un maximum de public.

Le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) a décidé de devenir acteur dans la prévention sportive contre le dopage. Il a mis en place l'Agence de prévention sportive contre le dopage (APSD).

 

Les missions de l'APSD

L'agence est née au sein du CNOSF pour sensibiliser, informer et prévenir les pratiquants (actuels et potentiels) ainsi que leur encadrement, sur les bienfaits de la pratique sportive et les dangers du dopage. Son action est complémentaire de celle du ministère de la Jeunesse et des Sports qui est compétent en matière de lutte antidopage. Etat et mouvement sportif ont conjugué leurs efforts pour mettre en place un dispositif législatif et répressif, pour mener une action de prévention sportive à long terme.

 

Des moyens concrets pour l'éducation et l'information

Un pin's a été créé et offert à 100 000 exemplaires aux fédérations nationales, comités régionaux et départementaux olympiques et sportifs (CROS et CDOS), au ministère de la Jeunesse et des Sports et à ses services déconcentrés, ainsi qu'aux établissements publics. Ce sigle est un label pour les pratiquants sportif, leur entourage et l'encadrement. Il affiche leur engagement contre le dopage, pour un sport net, pour une pratique sportive saine.

Intitulé Sport,parcours sans faute, ce document, distribué à 100 000 exemplaires, s'adressait aux 12-25 ans, sous forme d'un éventail. Il comprennait dix-huit questions et leurs réponses qui évoquent les bienfaits de la pratique sportive, les paramètres du bon entraînement et les dangers du dopage.

Coproduite avec le ministère de la Jeunesse et des Sports, une mallette de prévention sportive a été conçue par le CNOSF pour permettre d'organiser des séances d'information, des débats dans les clubs, les associations ou les écoles, d'animer des colloques et des assises sur les bienfaits de la pratique d'un sport "net", sur les méfaits du dopage et ses possibles solutions de remplacement. Cette mallette comprennait trois éléments : une bande vidéo, intitulé Le Piège, retraçant le parcours classique d'un athlète dopé; une cassette audio, Le Corps entendu, donnant un aperçu des problèmes soulevés par le dopage; ainsi qu'un classeur faisant le point sur le sport dans la société et le dopage.

Tous ces dispositifs mis en place peu avant l'an 2000 marquent un important tournant dans la lutte antidopage, car il n'est plus question de punir les sportifs dopés mais de faire de la prévention et de l'éducation.

L'exemplarité du sport

La violence : en hockey sur glace, en Amérique du Nord, les joueurs sont recrutés plus pour leurs puissance musculaire (afin de forcer les lignes adverses) que pour leurs talents de patineurs...

La triche : les scandales de matchs truqués ont affecté la boxe mais aussi le football (européen ou américain) ou le base-ball.

Pierre de Coubertin (1863-1937) : c'est à cet aristocrate que l'on doit la renaissance des jeux Olympiques à Athènes en 1896. L'esprit de Coubertin : "L'essentiel, c'est de participer.", "Un esprit sain dans un corps sain", "Voir loin, parler franc, agir ferme". Toutes ces citations définissent parfaitement l'esprit du sport, qui doit s'opposer au dopage.

Le dopage fait partie des trois fléaux dénoncés dans le sport avec la violence et la triche. Mais l'enjeu de la lutte contre le dopage est beaucoup plus vaste : il relève de la santé publique et de l'éducation.

Le sport est devenu un phénomène de société. Près d'un français sur cinq est licenciés, et 75% de la ppopulation a pratiqué un sport au moins une fois dans l'année. Si le dopage n'est pas le seul mal qui touche le sport, il est l'un des plus emblématiques.

 

Les trois fléaux du sport

On a coutume de distinguer trois maux qui affecteraient le sport : la triche, le dopage et la violence. Une suspicion fondamentale existe dans le monde sportif à l'égard des intérêts financiers qui auraient perverti les valeurs sportives originelles. En passant de l'amateurisme au professionnalisme, le sport aurait perdu son âme. L'argent corromprait les sportifs qui ne cherchent plus l'excellence désintéressée mais à accroître leurs gains. L'argent introduit dans le sports serait source de tous les maux. Les sportifs se dopent pour truquer les règles à leur avantage, remporter la victoire et ainsi gagner des primes. Quant à la violence, elle est très fréquente dans certains sports professionnels. L'enjeu est la victoire... qui a un prix.

 

Le dopage, un mal spécifique

Le sport de haut niveau ou le sport professionnel, où les intérêts financiers sont clairement affichés, ne sont pas les seuls affectés pas ces fléaux. A tous les degrès de compétition ou de pratique, on observe ces comportements déviants. En effet, dès le plus jeune âge, l'individu est confronté à un niveau de compétition très élevé et à une sélection implacable. Mais le sport de haut niveau, qualifié d'élite, joue un rôle particulier.

Les champions sont des références pour les sportifs amateurs, jeunes ou vieux. Toute entorse aux règles est amplifiée et lourde de conséquences. Si la triche ou la violence sont des comportements dénoncés par l'opinion, le dopage a pu parfois lui sembler normal ou du moins explicable. Tout au long de sa carrière, amateur ou professionnel, le sportif doit être conscient que le dopage n'est pas qu'une pratique déloyale. Elle hypothèque sa vie par ses conséquences physiologiques. Le dopage a aussi une incidence sur la vie d'autrui : les effets secondaires de certains produits peuvent entraîner des comportements agressifs mais aussi provoquer des accidents sur la route.

 

Le fair play

Une campagne avait été menée au niveau européen sur le fair play dans le sport : accepter les règles, respecter son adversaire... Le sport ne concerne plus une poignée de professionnels ou une classe privilégiée d'amateurs éclairés. Le sport s'est démocratisé. Son spectacle s'est développé. Qu'on le déplore ou qu'on s'en félicite, il est devenu un phénomène de masse. Les maux qui l'affectent ne sont pas isolés, ce sont des problèmes de société. Les vertus fondamentales qui ont permis au sport de devenir si populaire doivent être rappelées. Si le sport revêt une dimension économique et politique, il est surtout un formidable relais pédagogique.

2 votes. Moyenne 5.00 sur 5.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×