Un enjeu médical

 

 

 

La médecine du sport : elle doit être assurée avec compétence et surtout indépendance, en conformité avec les règles de la déontologie professionnelle définie par le serment d'Hippocrate, seule barrière contre les dérapages.

 

Le médecin du sport : il est investi d'une mission de santé publique et doit garantir  le droit fondamental à la santé des pratiquants sportifs, qu'ils soient amateurs ou professionnels.

 

Le serment d'Hippocrate : depuis l'Antiquité, tout candidat au titre de docteur en médecine doit prononcer, à la fin de ses études, le serment d'Hippocrate. Il s'engage ainsi à le respecter et à lui rester fidèle dans l'exercice de sa profession; il s'engage surtout à ne pas porter atteinte à la vie de son patient.

 

La seule solution contre le dopage, c'est la médecine. Le médecin du sport doit être à la fois un thérapeute et un conseiller pour le sportif.

Le suivi médical des sportifs est essentiel pour garantir l'intégrité physique et mentale des individus.  La médecine du sport est spécifique aux soins à donner au sportif, homme sain par définition.

 

La singularité de la médecine du sport

Proche d'une médecine du travail, la médecine du sport s'inscrit plus dans une logique d'adaptation de l'individu à un environnement particulier que dans une logique de prescription de médicaments. Longtemps cantonnée à la réparation des blessures subies par les sportifs, elle s'est peu à peu étendue à leur préparation physique et à leur encadrement. La demande des sportifs, et de leur entourage, a pu alors dépasser ce que le suivi médical prévoit et autorise. Mais les médecins ne sont pas toujours complices du dopage. De nombreux sportifs ont su s'approvisionner par eux-mêmes sans recourir à un prescripteur.

 

Enjeu sportif et enjeu sanitaire sont-ils incompatibles ?

La notion de dopage ne se limite pas pour le médecin à une liste de substances et méthodes interdites. La pharmacodépendance et le dopage s'inscrivent dans un processus plus insidieux. Il existe des produits autorisés dont les modes d'administration ne sont pas conformes  ni à l'éthique médicale ni à l'éthique sportive. Seuls la conscience médicale et le respect du serment d'Hippocrate peuvent empêcher les dérapages.

 

La mission des médecins du sport

Le lien psychologique entre un produit et une performance est le point de départ d'une dépendance mentale. Le dopage apparaît comme une conduite "addictive" (de l'anglais "addict", "intoxiqué"). Le médecin du sport doit proposer  au sportif d'autres solutions, et non des substituts, au dopage : il s'agit notamment d'organiser, avec le sportif et son encadrement, un entraînement planifié et méthodique, couplé à une hygiène de vie saine, une alimentation appropriée et une préparation psychologique conforme aux attentes. En effet, les sportifs les moins encadrés et les moins suivis médicalement, sont les plus vulnérables. Le médecin a un engagement moral vis-à-vis de l'athlète qu'il suit. Le secret professionnel lui interdit de prendre des mesures qui soient contraires aux intérêts de son patient. Mais si le médecin refuse d'être complice du dopage et que le sportif s'adresse à d'autres, est-il coupable de non-assistance à personne en danger ?

 

L'avis d'une professionnelle

La vidéo ci-contre est l'interview de Marie-Ange Kwassy Gedon. Elle est medecin du sport l'équipe de basket de Limoges, le CSP. Elle a accepté de nous recevoir et dé répondre à nos questions.

TPE Medecin Du Sport

Un enjeu sportif

 

 

 

 

Des emplois du temps surchargés : aux compétitions aux niveaux régional et national s'ajoutent les rencontres européennes et mondiales, autant de rendez-vous à respecter si le sportif veut être sélectionné., et autant de sources de stress.

 

 

Sportifs convaincus de dopage : en France, en 1997, sur les 5228 sportifs contrôlés, seulement 151 ont été convaincus de dopage, soit 3% du total. Mais ce pourcentage ne reflète pas exactement la réalité du phénomène. Trop de contrôles sont effectués pendant les compétitions, alors que les sportifs ayant recours au dopage le font plutôt lors de la phase de préparation.

 

 

Confrontés aux contraintes liées à la compétition, les sportifs se dopent plus pour tenir que pour gagner. Le dopage est souvent un symptôme de leur fragilité, leur organisme étant soumis à rude épreuve.

Les sportifs n'ont pas délibérément recours au dopage pour "tenir bon". Coupables ou non, ils sont surtout des victimes. Il est fondamental de s'intéresser aux motivations des sportifs pour comprendre l'enjeu pour le sport et envisager des solutions.

 

Pourquoi se dope-t-on ?

Un état de fatigue à la veille d'un rendez-vous sportif important, une reprise d'activité après une blessure ou une période de sur-entraînement favorisent le recours au dopage. Ces situations sont autant de causes du dopage. La première est le surmenage des sportifs. Le calendrier des manifestations sportives est très chargé. Avant la fin de la saison, ils sont épuisés physiquement. La deuxième cause du dopage est le manque affectif des sportifs qui sont sélectionnés de plus en plus jeunes et doivent quitter le plus souvent leur région d'origine. Ils rompent ainsi avec leur famille et leurs amis. Privés de ces repères stables, ils sont plus fragiles affectivement. La fatigue mentale est aussi épuisante que la fatigue physique. De plus, les contraintes médiatiques ou économiques incitent à supprimer les phases de récupération, essentielles à l'équilibre psychologique.

 

Les sportifs, anges ou démons ?

Peut-on dire que tous les sportifs sont dopés ? Seulement quelques cas de dopage avérés sont relevés et sanctionnés chaque année. Les sportifs ont un rapport au dopage différent, selon leur pouvoir d'achat. Certains peuvent se procurer des produits sophistiqués, coûteux, difficilement accessibles et indétectables par les moyens de contrôle employés actuellement. D'autres utilisent des substances plus courantes, plus dangeureuses aussi pour leur santé, et très facilement détectables. Est-il cohérent, dans ces conditions, de sanctionner certains sportifs, alors que d'autres ont pu échapper aux mailles du filet ? Des résultats contradictoires d'analyses ont pu donner l'impression que le système de contrôle était inadapté.

 

La responsabilité de l'encadrement

Le sportif a pour mission de gagner. Il a une obligation de résultat. Son encadrement doit l'aider à atteindre la victoire. Il a une obligation de moyens. Le sportif ne s'occupe pas des à-côtés dont fait partie en général le dopage. Qu'il soit conscient ou non (c'est plus rare) du dopage, il est soumis à une pression constante de son entourage qui peut fausser son jugement. Face à une promesse de victoire, à la conviction diffuse que tous les autres sportifs se dopent, peut-on résister longtemps à la tentation du dopage ? La décision de se doper est le plus souvent prise de manière passive par le sportif qui apparaît plus "corrompu" que "corrupteur".

Un enjeu économique

La victoire, un placement à haut risque : contrairement aux autres domaines de l'activité économique, le seul déterminant qui existe en dans le domaine sportif, c'est la victoire.

 

Virenque, éclipse d'un champion : premier touché par le scandale ayant contraint l'équipe Festina à quitter le Tour de France 1998, Richard Virenque a annoncé, le 6 décembre de la même année, qu'il mettait fin à sa carrière de cycliste professionnel, faute d'avoir trouvé un nouvel employeur.

 

Ben Johnson, lâché par ses sponsors : ce champion olympique canadien, convaincu de dopage pour la première fois aux jeux Olympiques de Séoul en 1988, a perdu tous ses sponsors avant d'être radié par la Fédération d'athlétisme.

 

Les sponsors veulent des résultats : la victoire est leur meilleur retour sur investissement. A court terme, le dopage est risqué, mais à long terme, cette stratégie est désastreuse pour les entreprises.

En matière de dopage, les sponsors sont souvent au coeur du débat. Incitent-ils les sportifs à se doper ? Le dopage n'est-il pas contraire aux inérêts des sponsors ? En fait, ils apparaissent plus comme des ralentisseurs que comme les initiateurs du dopage.

 

Les sponsors, des boucs émissaires ?  

Il existe dans l'activité sportive trop de risques pour que les sponsors s'y engagent sans condition. Comme d'autres activités, le sport est soumis à des conditions non économiques. Le principal aléa tient justement à la logique sportive qui veut que le meilleur gagne. C'est ce qu'on appelle la "glorieuse incertitude". Si celle-ci n'existe pas, il n'y a pas de compétition, donc pas de sport. Cependant, l'incertitude est l'ennemie du profit; et toute personne cherchant à investir dans le sport va s'efforcer de réduire cet aléa. Une possibilité est d'inciter les sportifs à améliorer leurs performances par tous les moyens, autorisés ou non. Le sportif se comporte vis-à-vis de ses sponsors comme un salarié. Il est soumis à une obligation de résultat auprès de ses "employeurs". Parfois pour gagner, la plupart du temps pour poursuivre son activité, le "travailleur sportif" a de plus en plus recours à des substances chimiques afin de pouvoir tenir. Soumis au stress, aux accidents du travail, à la fatigue physique et mentale, à sa hiérarchie, il doit rendre des comptes. Autoriser ou inciter des sportifs sponsorisés à prendre des substances dopantes est la limite de la démarche des sponsors.

 

Les sponsors, partenaires du sportif

Pour rester populaire, le sport doit continuer d'être un jeu. Le dopage trangresse les règles et transforme le sport en "antijeu". Le sponsorisme a pour objectif d'accroître l'image de marque de la firme. Celle du champion parrainé doit être parfaite. L'intérêt des entreprises, et des sportifs, est que le sport continue d'être un jeu, avec la part d'incertitude et de risque qu'il comporte pour le capital investi. Inciter les sportifs à prendre des substances interdites est une stratégie de court terme. Les fortes sommes investies dans le sport, et en particulier sur les sportifs, ne permettent plus de transgresser à ce point la loi. Les sponsors veulent des résultats mais plus à n'importe quel prix. Leur action s'inscrit de plus en plus dans le long terme. Ils n'accompagnent plus l'athlète sur une seule saison car ils ne peuvent pas exiger une rentabilité immédiate de leur investissement. En effet, le risque de voir éclater un scandale, avec les conséquences désastreuses sur l'image du sportif et de la marque, est supérieur aux bénéfices assurés par le recours au dopage sur le court terme.

Un enjeu politique

 

 

 

Le dopage ordinaire : les produits utilisés sont des médicaments anti-asthmatiques ou des stimulants qui proviennent en général de la pharmacie familliale ou qui sont fournis par  un entourage (famille, amis ...) inconscients des dangers.

 

 

La pharmacodépendance : les consommations initiales épisodiques dégénèrent rapidement en prises régulières, avec un recours à des produits toujours plus fortement dosés pour obtenir les mêmes effets qu'au début.

 

 

 

Le dopage n'est plus le fait des seuls sportifs de haut niveau. De plus en plus de sportifs de niveau régional se dopent. Ce qui pose aux pouvoirs publics un problème sanitaire majeur.

Le dopage représente un enjeu de santé publique majeur. Il touche toutes les catégories de sportifs. Et les produits et méthodes utilisés sont de plus en plus dangereux.

 

La banalisation du dopage

On pouvait croire que le dopage ne concernait que quelques milliers de sportifs de haut niveau. En fait, de plus en plus de jeunes (parfois même dans le cadre scolaire), quel que soit leur niveau, y ont recours. Volonté de s'identifier à l'élite ou nécessité d'être reconnu sont des arguments couramment avancés. Les éducateurs ont constaté une tendance inquiétante à l'utilisation détournée de médicaments, à des fins sportives, par une frange de plus en plus importante de jeunes amateurs. Les médicaments ne sont pas des produits de consommation courante. Le médicament le plus anodin peut avoir de graves effets secondaires. Le second danger est la dépendance et l'escalade dans la recherche de substances actives. Les jeunes sont alors confrontés à des produits clandestins, illicites, c'est-à-dire sans contrôle sur l'origine des produits avec tous les risques que cela représente pour la santé.

 

 

Les risques sanitaires pour les sportifs

La nature des produits et les modes de dopage utilisés sont inquiétants. Toutes les molécules intervenant pharmacologiquement sur l'activité motrice ou corticale sont susceptibles d'être "testées" par des sportifs. Les conditions d'utilisation de ces produits multiplient encore les risques d'accident. Un sportif dopé associe en général plusieurs substances pour augmenter les effets de chacune. L'origine et la qualité des produits, qui transitent de manière illégale, sont inconnues et souvent douteuses, surtout si l'on en juge par les marchés d'approvisionnement.

 

Les missions de santé publique

La lutte antidopage manque encore d'indicateurs sanitaires fiables pour avoir une connaissance scientifique rigoureuse à la fois de la population concernée et des conséquences pathologiques réelles. L'action doit porter sur la prévention et la "veille sanitaire". La prévention concerne deux groupes distincts au sein de la population sportive : les individus ayant déjà recours au dopage d'une part; les non-utilisateurs d'autre part. Pour les premiers, seule une campagne d'information dissuasive semble efficace. Pour les seconds, il faut envisager une politique générale d'éducation sanitaire portant sur la nutrition, l'alcool, les toxicomanies... Il faut surtout convaincre chaque sportif qu'il possède les ressources utiles à sa performance personnelle et qu'il n'a pas besoin d'utiliser des produits "magiques" ou des méthodes soit disant miracles.

Un enjeu médiatique

 

 

 

Les médias créateurs d'événements : en cyclisme, le journal L'Auto, qui deviendra L'Equipe en 1946, crée le Tour de France en 1903.

 

 

L'influence des médias : aux Jeux Olympiques de Séoul en 1988, la chaîne de télévision américaine NBC a fixé le programme des épreuves pour que la retransmission corresponde aux heures de grande écoute aux Etats-Unis.

 

 

Parfois créateurs d'événements sportifs, le plus souvent retransmetteurs, les médias ont une relation ambiguë vis-à-vis du dopage qu'ils dénoncent ou passent sous silence.

Alors que les sponsors tendent de réduire l'incertitude liée à la compétition, les médias, et particulièrement la télévision, veulent accroître la "glorieuse incertitude" du sport (voir L'enjeu économique) pour attirer un public toujours plus exigeant. C'est pourquoi ils ont souvent intérêt à rendre plus spectaculaire la pratique du sport.

 

Toujours plus haut, plus vite, plus loin

Les médias ont une double incidence sur le sport. Ils créent des événements. Certains sont reconnus par les pouvoirs sportifs officiels (fédérations), d'autre sont "sauvages". En poussant à la multiplication de rencontres, attractives financièrement, les médias chargent les programmes de compétition déjà très remplis des sportifs professionnels. Ce surmenage, souvent dénoncé, explique en partie le recours à des substances dopantes pour "tenir". Parce qu'ils sont en général les premiers financeurs d'événements sportifs majeurs (Coupe du monde, jeux Olympiques ...), les médias peuvent aussi dicter leurs règles aux organisateurs. Chaque année, le parcours du Tour de France cycliste laisse place aux pronostics les plus variés sur l'issue de la course. Pour mettre la barre toujours plus haut, les organisateurs se sentent obligés d'allonger les étapes et de les rendre toujours plus difficiles... donc plus spectaculaires. Pour finir, le recours à des aides chimiques semble aller de soi.

 

Des médias schizophrènes

Les médias retransmettent les événements sportifs : ils doivent contenter les téléspectateurs en leur offrant le plus beau spectacle possible. Les médias ont aussi une mission d'information. Quand les scandales surviennent, l'information entre en concurrence avec la retransmission. Le service public, France 2 et France 3, est le retransmetteur excusif du Tour. Le traitement juridique a suscité une polémique : cyclistes accusateurs, public pésent sur le Tour hostile. France Télévision a été confrontée à un dilemme : dissocier le spectacle sportif et la chronique judiciaire ou traiter le Tour dans son ensemble. La deuxième solution, plus courageuse, a été retenue. Le second problème posé par le traitement médiatique du dopage est le risque de boycottage par le milieu sportif. Les journalises dépendent des bonnes relations qu'ils entretiennent avec les sportifs et leurs clubs. Dénoncer certains dérapages ou nommer les coupables peut entraîner des réactions de défense de la part du monde sportif qui réservera l'information à d'autres médias. La concurrence est rude et ce dernier n'aura donc aucun mal à touver des journalistes plus conciliants.

Un enjeu de société

 

 

 

Dopants courants et dopants sportifs : les stimulants ou antistress (dopants courants) n'ont pas les effets dévastateurs des anabolisants, des hormones de croissance ou encore de l'érythropoïétine (dopants sportifs).

 

 

Du dopage à la toxicomanie : certains sportifs peuvent franchir la très fragile limite entre dopage et toxicomanie, et devenir des toxicomanes. Au début des années quatre-vingts, l'ATP (Association de Tennis Professionnel) a ainsi créé un service de désintoxication.

 

 

La société moderne peut inciter à une forme de "dopage". Il est facile de confondre dopage, pharmacodépendance et toxicomanie. Ce sont des comportements différents, relevant chacun d'une réglementation  et  d'une  législation  propres.

Il serait illusoire de croire que le sport est coupable de tous les maux. Dès lors qu'il y a compétition, il y a incitation à recourir à des moyens artificiels ou chimiques. De plus en plus de médicaments, vantés à grand renfort de publicité, se présentent comme des stimulants. Pourtant, le dopage sportif reste un phénomène à part.

 

On se dope de plus en plus jeune

La réussite scolaire est devenue un élément décisif de réussite sociale. Dès le plus jeune âge, on est incité à donner le meilleur de soi-même. Cette pression est trop lourde pour des jeunes. Une enquête nationale, menée en France auprès des 11-19 ans, a permis de constater que 17% des adolescents ont pris au cours de l'année des médicaments contre la nervosité, l'angoisse ou pour mieux dormir. Parmi eux, seulement 12,7% les ont pris sur prescription médicale uniquement. Le recours à des médicaments est plus fréquent chez les filles et augmente avec l'âge. A 18 ans, elles sont 33% à avoir utilisé des médicaments dans ce but. Beaucoup d'anxiolytiques, vendus sur ordonnance, sont très facilement accessibles en pharmacie.

 

Dopage, pharmacodépendance et toxicomanies

Si recourir à des médicaments devient un réflexe en période de stress ou de fatigue, on peut rapidement devenir pharmacodépendant à mesure que les enjeux sont de plus en plus importants. Une forme de dopage se rapproche de la pharmacodépendance : les sportifs peuvent prendre des antidépresseurs ou des sédatifs lors de rendez-vous importants quand ils ont besoin de récupérer par le sommeil. Dopage et toxicomanie diffèrent en revanche dans leur finalité. Les sportifs recherchent à plus ou moins long terme la performance; alors que les toxicomanes veulent compenser un manque de façon immédiate, les drogues donnent l'illusion d'un bien-être intense. Dopage et toxicomanie se rapprochent cependant sur certains point : par les sensations de plaisir et de puissance, par la dépendance physiologique et psychologique, par un comportement de repli sur soi. Ce sont deux comportements "déviants", ils transgressent la loi alors que la pharmacodépendance relève plus d'une logique thérapeutique.

 

La spécificité du dopage sportif

Il n'est pas légitime de banaliser, et donc de justifier, le dopage sportif, en prétextant que le dopage est une pratique courante dans la société. Le sport est une activité originale qui repose sur l'existence et le respect de règles soumises à un arbitrage incontestable. Recourir à des substances dopantes est un exemple flagrant de violation des règles. Les produits utilisés comme dopants par les non-sportifs (stupéfiants, excitants ou calmants) ne sont pas ignorés par la loi. Leur consommation est strictement réglementée : interdite dans le cas des drogues, elle est fixée par des ordonnances médicales pour les amphétamines* ou les sédatifs.

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